Alex Portal – “La Banque Populaire Val de France est à fond derrière moi”

Alex Portal – “La Banque Populaire Val de France est à fond derrière moi”

Médaillé de bronze sur le 400 mètres nage libre S13 et d’argent sur le 200 mètres 4 nages S13 aux Jeux paralympiques de Tokyo, Alex Portal est soutenu par la Banque Populaire Val de France dans le cadre du #PactedePerformance. Il est revenu sur son aventure à Tokyo et ce soutien précieux.

Alex Portal aux Jeux Paralympiques de Tokyo © G. Picout CPSF

“Je suis très fier d’avoir participé aux Jeux Paralympiques de Tokyo, et d’avoir pu ramener une médaille d’argent et une médaille de bronze. J’avais fait les mêmes performances aux Championnats du Monde 2019, c’est une bonne expérience même si j’avais à coeur de mieux performer sur certaines courses, notamment sur le 100m papillon où je suis à 1 centième du podium … La piscine était énorme, l’ambiance était incroyable même s’il n’y avait pas de public, j’ai pu vivre mes Jeux pleinement.

Cet accompagnement de la Banque Populaire Val de France (Groupe BPCE) me permet d’être plus serein sur les entraînements, de me déplacer plus facilement (taxis etc …). C’est au final un gain de temps qui me permet d’avoir beaucoup moins de fatigue au quotidien, de pouvoir avoir un soutien moral sur les compétitions. Ils sont à fond derrière moi sur toutes mes courses et je le ressens !”

Propos recueillis par Guillaume Le Bohellec

Développer le mécénat sportif sur les territoires

Ce mercredi 24 novembre 2021, Thierry Braillard, Président de la Fondation du Sport Français et Michel Cadot, Président de l’Agence nationale du Sport, ont signé une convention de partenariat pour que le mécénat sportif soit un outil clef en main pour les Conférences régionales du sport afin de financer des projets sportifs dans les territoires. Ils se sont tous les 2 exprimés sur cette signature importante pour le sport français.

Frédéric Sanaur (Directeur Général de l’ANS), Michel Cadot (Président de l’ANS), Thierry Braillard (Président de la FSF) et Charlotte Feraille (Déléguée Générale de la FSF) le 24 novembre 2021 dans les locaux de l’Agence Nationale du Sport © Fondation du Sport Français

Thierry Braillard

La nouvelle convention signée ce jour vise à “développer le mécénat sportif sur les territoires”, quels sont les objectifs ? 

L’objectif est de rapprocher le mécénat de la proximité, le dispositif de soutien au sport via le mécénat est un dispositif pas si vieux que ça. Il est important que l’on se serve de la décentralisation pour aller au plus près des territoires. Avec l’organisation territoriale, les conférences régionales du sport et la conférence régionale des financeurs, il était important que la Fondation du Sport Français organise ce financement. 

Quels sont les outils qui sont et seront mis en place afin de développer le mécénat sportif sur les territoires ?

Les différentes régions doivent aller chercher et proposer du mécénat des entreprises pour financer le sport. Les outils sont les dispositifs de la Fondation du Sport Français : #SoutiensTonClub et #PactedePerformance. Une entreprise peut soutenir un club ou un sportif de haut niveau de sa région.

Le but de cette convention est de trouver des financements pour de nouveaux projets, quels pourraient être ces projets ?

Il y a tous types de projets, des équipements sportifs de proximité, les conférences régionales font d’ailleurs des points réguliers sur leur secteur afin d’analyser la cohérence de l’existant. Il y a bien d’autres sujets très importants, comme la place de la femme, le handicap etc …

La Fondation du Sport Français bénéficie du soutien de l’Agence Nationale du Sport sur le dispositif #PactedePerformance. Qu’est ce que cela représente ?

Notre fondation est un outil au service du sport français, notamment lorsque le CNOSF, le CPSF ou encore l’ANS lancent des projets. Cette coopération est une très bonne chose car cela permet à tous ces investissements de bénéficier du soutien du mécénat, qui facilite l’arrivée d’entreprises en soutien du sport français.

Michel Cadot

Une nouvelle convention de partenariat a été signée pour développer le mécénat sportif sur les territoires. Pouvez-vous nous expliquer les attentes et objectifs de ce nouveau dispositif ?

Pour l’Agence Nationale du Sport, ce nouveau dispositif est central. L’ANS a été créée pour favoriser une gouvernance collégiale de la politique du sport, entre l’Etat, les collectivités territoriales, le monde sportif (les Fédérations), mais également le sport professionnel et le monde économique. Pour cela, nous avons besoin d’outils, et notamment d’une fondation comme la Fondation du Sport Français, qui a déjà une longue histoire, qui a les mêmes ambitions de travail, notamment pour la recherche de mécénat permettant de mutualiser les sources de financements autour d’objectifs partagés. C’est en ce sens que nous attachons beaucoup d’importance à la signature de cette convention qui va permettre de développer dans les régions une pratique de recherche de partenariats, financements et mécénats. Cela pourra être sous forme de prestation d’industrie ou de prestation monétaire (subvention). Tout cela se met en place avec des moyens que la Fondation du Sport Français va pouvoir mobiliser à cet effet avec une aide de l’Agence Nationale du Sport. Tout cela s’appuiera sur les conférences régionales du sport qui ont été mises en place dans les régions.

Pourriez-vous nous en dire plus sur la part des fonds publics et des fonds privés pour le financement des projets sportifs sur les territoires ?

Au sein de l’Agence, le financement est essentiellement public, nous cherchons à multiplier les partenariats et les mécénats. Nous le faisons notamment dans la perspective des JOP 2024 en lien avec le COJO, il y a un financement très important des collectivités, de l’ordre de 50% (à peu près, de l’enveloppe totale mobilisée en France sur le sport). Une autre part importante revient au monde sportif, aux clubs, aux fédérations. C’est donc un système complexe de financement partagé. Le fait de signer cette convention permet de mieux structurer ses apports complémentaires par territoires.

Quels sont les objectifs fixés par le biais de ce nouveau dispositif ? Comment va s’articuler votre collaboration sur les territoires ? 

Le but est d’avoir la Fondation du Sport Français comme dénicheur de partenariats possibles avec des agents de développement qu’elle va recruter (2 le sont déjà). Région par région, l’objectif est de faciliter la mobilisation des engagements que peuvent prendre des entreprises, des particuliers, tous ceux qui veulent contribuer autour de projets qui sont près de chez eux, dans leurs territoires. Le but est de participer à l’élaboration de nouveaux projets sportifs, répondant à des valeurs communes que nous avons rappelé dans cette convention qui sont celles de : développement du sport, l’équilibre entre sport de haut niveau et haute performance, développement des pratiques sportives, égalité femmes-hommes etc …

Nous espérons voir tout cela s’amplifier, grâce à cette coopération fructueuse entre la Fondation du Sport Français et le Groupement d’intérêt public (GIP) qu’est l’Agence Nationale du Sport. Ces 2 institutions partagent les mêmes valeurs, notamment la place du sport comme élément d’insertion sociale et de solidarité au sein de notre pays.

Dans le cadre d’une première convention de partenariat, l’Agence nationale du Sport a renouvelé son soutien au dispositif #PactedePerformance, quel est l’objectif de celui-ci ?

L’objectif est de nouer avec quelques groupes économiques importants, des entreprises, des engagements financiers sur l’accompagnement ou la fourniture d’emplois à des sportifs de très haut niveau (Cercle Haute Performance). Nous devons accompagner au mieux les athlètes les plus proches des podiums et des médailles olympiques. Le but est de s’appuyer sur des grands groupes impliqués dans le sport qui peuvent apporter aux athlètes un accompagnement humain d’ici les JOP 2024, éventuellement un soutien financier, et enfin des perspectives d’emplois au terme de cette période des JOP. Il faut décharger les athlètes de certaines inquiétudes.

Propos recueillis par Guillaume Le Bohellec

Interview croisée – Matthieu Androdias, Hugo Boucheron et leur mécène Cost House

Interview croisée – Matthieu Androdias, Hugo Boucheron et leur mécène Cost House

Hugo Boucheron et Matthieu Androdias ont été couronnés d’or cet été à Tokyo en aviron deux de couple. Cette performance, ils l’ont réussi grâce à leur travail acharné, mais également grâce à leurs différents soutiens. La Fondation du Sport Français souhaite mettre en avant le soutien apporté par leur mécène Cost House via le Pacte de Performance. Découvrez l’interview croisée entre les 2 athlètes et Olivier Brongniart, Président et co-fondateur de Cost House.

Hugo Boucheron et Matthieu Androdias lors de la Soirée du Pacte de Performance (27 octobre 2021)
© CNOSF/KMSP

Les Jeux de Tokyo ont été particuliers. Comment les avez-vous vécu personnellement ?

MA : Particuliers oui, nous avions préparé les conditions particulières de Tokyo, le fait qu’il n’y ait pas de public. En revanche, cette pression nous l’avions, nous étions testés tous les matins, le couperet était fatal car si nous avions un test positif (Covid-19), nous étions directement disqualifiés. Nous n’avons pas vraiment eu cette expérience de village olympique, on rasait les murs, on faisait très attention.

Vous avez rencontré beaucoup de problèmes pendant votre préparation (blessures, maladies, Covid-19), comment avez-vous su élever votre niveau de performance à Tokyo ?

HB : On a enchainé pas mal de pépins ? En 2019, Mat’ (Matthieu Androdias) est blessé toute l’année, on revient ensuite à notre meilleur niveau pour la qualification olympique mais une toxoplasmose arrive pour moi, on arrive tout de même à se qualifier. Le Covid-19 arrive l’année suivante, je l’attrape rapidement, 1 semaine avant les championnats d’Europe de 2020. On enchaine ensuite la saison les yeux fermés jusqu’aux Jeux, on n’avait pas de vision sur notre niveau en double car nous n’avions plus de compétitions de référence. On a donc changé notre façon d’entraînement en privilégiant la qualité, on a décidé de se donner à 100% à chaque session et de se faire mal. Nous sommes arrivés aux championnats d’Europe en avril 2021 et ça a très bien fonctionné (champions d’Europe).

Vous avez donc remporté cette médaille d’or en aviron – deux de couple, quel sentiment cela vous procure ? 

MA : Tout se bouscule car c’est pleins de symboles pour moi, lorsque j’étais petit j’avais un poster dans ma chambre de nos prédécesseurs champions olympiques (Sébastien Vieilledent et Adrien Hardy, champions olympiques à Athènes en 2004) qui étaient mes idoles. Succéder à leur exploit, avec Adrien Hardy aux commentaires de France Télévisions, c’était un peu “la boucle est bouclée”. Je suis passé du rêve à la concrétisation du projet, c’est une immense fierté, beaucoup d’émotions. Je remercie bien évidemment tous ceux qui nous ont aidé, c’est le sommet de notre montagne. Le but du jeu va être maintenant de créer une nouvelle montagne (Paris 2024) car on n’a pas envie que ça s’arrête.

Comment avez-vous vécu cette médiatisation soudaine ? 

MA : On sait que l’on a une fenêtre médiatique très réduite, on sait que l’on a de l’anonymat pendant 3 ans et demi, et pendant les Jeux on sait que c’est une période où les gens aiment regarder de l’aviron, il y a eu de superbes audiences. C’est une courte période où il faut à la fois performer et profiter. La vague doit durer le plus longtemps possible, j’ai été quand même surpris car cette vague dure plus longtemps que prévu, un titre olympique n’a rien à voir avec un titre de champion du monde. Il y a eu une explosion lorsqu’on est rentré en France et c’était fabuleux.

Votre couple de rameurs s’est formé en 2015, quelle est votre relation au quotidien ?

HB : On est comme 2 frères, on a parfois envie de s’insulter (rires), et puis des fois de se prendre dans les bras. Ça se passe très bien, lorsque l’un de nous va mal, on sait que l’autre sera là quoi qu’il arrive. C’est une amitié qui s’est construite, il y a une grande confiance entre nous.

Votre couple de rameurs peut-il être remis en question ?

MA : C’est justement la spécificité de l’aviron. Nous sommes constamment remis en questions. Tous les ans, nous devons prouver que nous avons notre place dans le bateau, prouver que nous sommes les meilleurs individuellement. C’est peut-être critiquable mais c’est ce qui fonctionne et ce qui est connu de tous. Il faut d’abord se sélectionner en France, puis obtenir les quotas olympiques, mais notre place n’est toujours pas garantie. Il se peut que l’un de nous deux soit remplacé par quelqu’un d’autre.

Que vous apporte le soutien de Cost House ?

HB : C’est un financement qui nous a permis de passer un cap, c’est venu en complément de ce que nous donnait la Fédération Française d’Aviron. Cet argent, nous l’avons investi dans du matériel, des vélos, des machines de musculation, la technologie (capteurs de puissance, cardio) etc … On a maintenant un staff de personnes qui nous entourent. Cela a permis de solidifier tout ce qu’on avait travaillé, au niveau de la préparation mentale, la technique, le suivi médical et tout un tas de choses que l’on avait pas avant.

MA : On a professionnalisé notre environnement, on vise la très haute performance, nous sommes devenus sereins et notre esprit est complètement libre et concentré sur cette performance. Pendant la période des confinements, c’était aussi un gros soutien moral, on savait qu’on avait des gens derrière nous malgré la distance. Ce soutien de Cost-House il est précieux.

Et maintenant, quels sont vos projets ?

HB : J’ai envie de me mettre à l’anglais, de passer mon permis de conduire (rires). Je veux construire mon après carrière sportive.

MA : On veut être suffisamment performants pour monter sur le podium à Paris, on veut aussi préparer cette transition. On va se régaler.

Olivier Brongniart – Président et co-fondateur de Cost House
© Fondation du Sport Français

Présentez-vous et votre entreprise.

O : Je suis Olivier Brongniart, fondateur du groupe Cost House qui porte 2 activités : une de conseil sous la marque Cost House et une autre d’édition logiciel sous la marque Valoptia. Nous sommes présents en France, au Brésil, au Maroc et en Suisse.

Vous êtes mécène de Matthieu et Hugo avec votre entreprise via le Pacte de Performance. Pourquoi est-ce important pour vous de soutenir les sportifs dans leur projet de vie ? 

O : L’importance de ce projet, c’est de donner du sens à l’ensemble de l’équipe en interne, de pouvoir partager des moments ensembles, d’avoir leurs regards, leurs retours et de pouvoir apprendre beaucoup de choses. Cela nous permet aussi d’avoir un rôle en plus dans la société que celui d’une simple entreprise. C’est aussi un apport pour nous au niveau de l’image que l’on peut dégager auprès de nos clients et de nos partenaires.

Comment les avez-vous choisis ?

O : Le choix a été un hasard de la vie, un de nos associés connaissait Hugo Boucheron, il nous l’a présenté ainsi que le projet, ils n’avaient à l’époque pas beaucoup de soutiens. En tant qu’entrepreneur, nous savons ce que c’est de partir de rien.

Pourquoi avez-vous souhaité accompagner ces sportifs à travers le Pacte de Performance, dispositif de la Fondation du Sport Français ?

O : Le Pacte de Performance nous a offert un cadre rassurant pour être sûr que les choses soient faites correctement et de façon sécurisé de façon juridique, fiscal et social pour l’entreprise. Nous avons été guidés dans cette aventure qui était totalement nouvelle pour nous. Cela a donc facilité notre décision et la poursuite de ce projet.

Comment ce soutien envers 2 sportifs est perçu en interne ? 

O : Les retours sont très positifs puisque leurs exploits sont suivis par la totalité des équipes, y compris celles à l’étranger. Cela mobilise largement, il y a une vraie adhésion de l’équipe. Nous avons l’habitude de nous réunir 1 fois par mois avec les 2 champions par Visio. Les échanges sont toujours riches, de par leur regard, leur maturité et leurs différentes expériences.

Comment avez-vous vécu cette médaille d’or avec vos collaborateurs chez Cost House

O : C’était un peu particulier car l’épreuve était de nuit, beaucoup de gens se sont réveillés pour suivre l’épreuve à la télé. Pour ma part, j’ai pris le train pour aller suivre l’épreuve dans leur club, sur les quais de Saône, à côté de Lyon. Il y a eu énormément d’émotions car la course a été très particulière, ça s’est joué au dernier moment.

Quelles actions mettez-vous en place avec eux ?

O : En plus des différents échanges que l’on peut avoir avec eux, nous communiquons sur les réseaux sociaux auprès de nos clients et partenaires, nous avons aussi la chance de les accueillir dans nos locaux de temps en temps. Nous allons organiser le 7 décembre prochain la “Soirée de la Performance” où ils seront conviés.

Quelles sont vos ambitions à travers le mécénat sportif ? Continuer à soutenir Matthieu et Hugo ? Soutenir d’autres sportifs ?

O : Nous sommes une structure de taille modeste, nous allons continuer à nous concentrer sur ces 2 sportifs car c’est un pari gagnant. Même s’ils n’avaient pas eu les résultats qu’ils ont obtenu, nous les aurions suivis de toute façon. Nous allons continuer notre investissement sur ce projet.

Propos recueillis par Guillaume Le Bohellec

Retour sur la soirée du Pacte de Performance

Retour sur la soirée du Pacte de Performance

La Fondation du Sport Français, le Comité National Olympique et Sportif Français, le Comité Paralympique et Sportif Français et l’Agence Nationale du Sport ont organisé le mercredi 27 octobre dernier une soirée de présentation du Pacte de Performance devant les institutions du monde sportif, des sportifs de haut niveau et des entreprises . L’objectif de la soirée était clair : présenter le dispositif Pacte de Performance aux plus grandes entreprises françaises afin qu’elles soutiennent les sportifs tricolores dans leur projet de vie.

La soirée est officiellement lancée à 19h par l’animateur Frédéric Lecanu. Après la présentation des marraines Estelle Mossely et Sandrine Martinet puis des parrains Hugo Boucheron et Matthieu Androdias, l’animateur – ancien judoka de haut niveau – accueille Jean-François Martins, Président de la société d’exploitation de la Tour Eiffel, qui souhaitera la bienvenue à tous les invités dans ce lieu de prestige qu’est le salon Gustave Eiffel.

Pierre Rabadan, adjoint à la maire de Paris en charge du sport, des Jeux olympiques et paralympiques, a ensuite pu rappeler l’importance d’accompagner les sportifs de haut niveau dans leur projet de vie. La Ville de Paris soutient d’ailleurs de nombreux athlètes parisiens, dont Camille Regneault (Breakdance), Marie-Florence Candassamy (Escrime) Thibaut Rigaudeau (Para-triathlon).

Thierry Braillard – Président de la Fondation du Sport Français
© CNOSF/KMSP

Thierry Braillard, Président de la Fondation du Sport Français, a expliqué le dispositif Pacte de Performance en rappelant que les bourses versées aux sportifs leur permettent de s’entraîner sereinement pour préparer les grandes échéances sportives dans les meilleures conditions. Il souhaite que les entreprises sautent le pas et que tous les sportifs de haut niveau soient soutenus via le Pacte de Performance pour Paris 2024.

Marie-Amélie Le Fur (Présidente du CPSF) et Didier Séminet (secrétaire général du CNOSF) représentaient respectivement le CPSF et le CNOSF lors de cette soirée, ils ont tous les 2 loué les avantages pour une entreprise de passer via le Pacte de Performance pour soutenir un sportif de haut niveau. “Il faut continuer cet engagement, que ce soit pour les sportifs en route pour #Pékin2022 ou #Paris2024.

Brice Guyart, représentant de Paris 2024, et Benoit Gausseron, directeur des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 pour le Groupe BPCE, ont tour à tour incité les entreprises à se lancer dans cette aventure. Benoit Gausseron a insisté sur le fait que le Groupe BPCE soutenait 80 athlètes via le Pacte de Performance, mais que de nombreux sportifs de haut niveau étaient encore en attente de bourse.

Après ces multiples discours est venue l’heure des témoignages.

Dans un premier temps, Ilman Mukhtarov, lutteur libre en équipe de France – 3ème aux championnats d’Europe U23 -, et son mécène, la Caisse d’Epargne Bourgogne France-Comté, ont pu témoigner du lien fort qui a été créé entre l’entreprise et le sportif. “Ilman est devenu un ami” confiait Michel Py, représentant de la CEBFC.

Sandrine Martinet, marraine de la soirée, championne paralympique à Rio et vice-championne paralympique à Tokyo, a pu témoigner avec Lucile Dupont de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté, son mécène dans le cadre du Pacte de Performance. Sandrine est constamment en contact avec l’entreprise et l’entreprise est devenu également un grand soutien moral pour elle.

La #TeamENGIE est ensuite montée sur la scène, représentée par Elodie Clouvel, médaillée d’argent en pentathlon moderne à Rio en 2016 et Luka Mkheidze, médaillé de bronze à Tokyo dans la catégorie des -60kg. Les mots du judoka ont été forts : “Lorsque ENGIE m’a soutenu en 2018, je n’avais remporté qu’un seul tournoi dans ma carrière, désormais j’ai une médaille olympique. MERCI !”

Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, a remercié la Fondation du Sport Français pour son engagement auprès des sportifs de haut niveau : “le Pacte de Performance est fondamental et les acteurs privés sont si importants pour nos sportifs français

Enfin, pour clôturer la soirée, Claire Waysand a annoncé la création d’une “Team Decathlon” de 48 athlètes soutenus via le Pacte de Performance pour Paris 2024.

La Fondation du Sport Français se réjouit des rencontres effectuées entre les entreprises et les sportifs de haut niveau présents à cette soirée. Elle souhaite également remercier le CNOSF, le CPSF, l’ANS et la Ville de Paris pour leur implication lors de l’organisation de cet événement.

Article réalisé par Guillaume Le Bohellec

Fabien CANU –  « Devenir la base arrière de la performance olympique.»

Fabien CANU – « Devenir la base arrière de la performance olympique.»

« The right man in the right place ». Une épithète qui définit bien le parcours sans faute du nouveau directeur général de l’INSEP. Successivement sportif de haut niveau (2 titres mondiaux et 3 titres européens), directeur à la préparation olympique et paralympique, directeur technique national du judo, inspecteur général, Fabien CANU a connu l’INSEP sous toutes ses dimensions : administratives, formatives, sportives. L’expérience acquise, il la met désormais à contribution pour honorer dit-il son « nouveau  challenge professionnel » : diriger notre « Terre de champions » nationale qu’il rêve de transformer en « Maison de la Performance ». Nommé depuis un mois et demi à peine, les chantiers ne lui manquent pas. Avant tout, procurer toutes ses chances au sport français dans la perspective des JO de Paris. Ses équipes travaillent dans un contexte de concertation nécessaire avec l’ensemble des acteurs sportifs, parfois secoué de brefs soubresauts annonciateurs de futurs succès.

Fabien CANU – Directeur Général de l’INSEP © Photo INSEP

Vous êtes resté  fidèle à votre club formateur durant votre brillante carrière sportive. Avez-vous fréquenté l’INSEP et quel souvenir tirez-vous de ces années de formation?

Je suis arrivé à l’INSEP à 18 ans en tant que sportif de haut niveau et j’y suis resté jusqu’à 32 ans. Les débuts ont été difficiles car je m’interrogeais sur mes capacités mais j’ai dû persévérer. En fait, je n’ai jamais quitté vraiment cet établissement car mes fonctions m’y ont accompagné : DTN du judo, chargé de la préparation olympique et paralympique à l’INSEP pendant 5 ans. J’ai donc été en contact avec cet établissement de prestige sans pour autant le connaître dans le détail. 

Je me suis donc lancé dans l’aventure des JO de Paris en candidatant à ce poste de Directeur général. Un challenge professionnel inédit qui me permettra de mieux connaître les différents métiers de la maison qui concourent à son prestige.

Pouvez-vous nous exposer les grandes lignes de votre programme d’ici les JOP de 2024 ?

Il est un peu tôt pour parler de programme étant donné que j’ai pris mes fonctions il  y a tout juste un mois. Avec nos équipes, nous sommes en train de peaufiner les grandes lignes stratégiques du projet d’établissement dont le socle est l’accompagnement des sportifs de haut niveau et des équipes de France ainsi que les paramètres de la performance. Nous devons imaginer et mettre sur pied d’autres prestations à offrir aux fédérations et aux professionnels du sport qui nous fréquentent.

De fait, nous sommes en train de créer, à notre manière, un village des Jeux, en associant les partenaires utiles (Agence nationale pour le  sport, COJO, CNOSF, ministère des sports).Il faut créer une dynamique particulière en aidant les entraîneurs à maîtriser cet environnement particulier.

Quelles mesures comptez-vous promouvoir pour participer à la réussite de ces JOP ?

Ces actions particulières font partie de notre plan d’action que nous élaborons actuellement. Nous aurons des échanges avec l’encadrement dans ce sens. Nous nous comparons à un village qui prépare les JO. Nous constituons la base arrière de l’opération de préparation. Il s’agit aussi de rassembler les savoirs- faire et de les mobiliser pour cette ambition olympique.

Vous êtes à la tête – le fameux “vaisseau amiral”- du réseau des établissements? Quels sont vos projets dans ce domaine?

Le réseau « Grand INSEP » perdure et s’affine. Il compte 27 centres chargés d’accompagner le parcours de performance des champions  à venir. Il est entré désormais dans une phase très opérationnelle. 4 nouveaux membres ont intégré récemment notre réseau. Des structures privées et des opérateurs des collectivités territoriales envisagent  de nous rejoindre…

On l’oublie souvent, l’INSEP, outre la formation des sportifs de haut niveau,  demeure un établissement de formation, quel est votre rôle dans ce secteur ?

Rappelons à ce titre que l’INSEP a un statut d’établissement public supérieur et qu’il a rang d’université. S’agissant de son rôle dans le domaine de la formation, il assure une expertise forcément de haut niveau dans la formation et le recrutement des cadres techniques. Il va participer ainsi au développement de la toute nouvelle Ecole des cadres qui sera mise en place le 1er janvier prochain conformément aux conclusions de la mission de préfiguration confiée à Yann CUCHERA. L’INSEP est donc également un opérateur de formation continue à part entière, reconnu comme tel par ses partenaires.

La recherche occupe-t-elle une place centrale dans votre projet d’établissement?

Plus que jamais la Recherche est valorisée et mise à contribution. Deux laboratoires sont à pied d’œuvre dans notre établissement : l’IRMES (Institut Recherche biomédicale et d’Epidémiologie du Sport) et le SEP (Laboratoire de Sport Expertise et Performance).

Avec ces structures, l’INSEP s’engage à mener 6 projets de recherche dont le financement est assuré par cette subvention de l’Etat…

Comptez-vous amplifier le rôle international de l’INSEP, en particulier vis-à-vis des pays francophones ?

La demande étrangère ne fait que s’accroître. S’agissant de la francophonie, sans être exhaustif, nous avons passé une convention avec le Canada (Province de Québec), le Sénégal. D’autres pays sont appelés à suivre.

Les organisations internationales du sport comme le CIO, les ministères français et étrangers ressentent un intérêt croissant pour notre travail et nous le font savoir en évaluant nos avancées.

Replacer la France dans le peloton de tête du sport mondial  est une affaire de moyens ?

En cette période difficile, il nous faut faire mieux avec ce qu’on a. L’ANS table sur 20 médailles d’or sur une 5ème place mais pour l’instant, à ce moment de la mise en œuvre, il faut sans cesse affiner, clarifier, se renouveler.

Propos recueillis par Jean Bernard Paillisser